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Affichage des articles associés au libellé culture

Mélanie de Languichatte Débordus

Ce article est tiré du journal culturel haïtien Ticket Magazine publié à Port-au-Prince Ginette M. Beaubrun, nom artiste  Mélanie Ah qu'il nous manque ce temps où les productions locales occupaient les programmations de nos chaînes de télé ! Le temps de « La vi nan bouk », « Gabel », « Les Gens de Bien », « Pyram agent 812 ». Le temps de ce cher Maître Languichatte Débordus et compagnie ! Dans le petit monde de ce grand humoriste, on se souvient de Mélanie Petifa Delhomme, la plus célèbre de nos servantes. Ginette Mompremier Beaubrun de son vrai nom Mélanie a été initiée au théâtre par son conjoint Théodore Beaubrun (Languichatte) dans les années 70. Mère de trois enfants (Ralph, Emmanuel, et Christian) dont deux d'entre eux poursuivent actuellement leurs études en France, elle est aussi danseuse. En octobre 1980, de concert avec le metteur en scène Ginette crée son propre personnage pour la série « Languichatte au 20eme siècle ». Ainsi naquit le personnage de Mélani...
Haïti: « Les immeubles passent, la culture reste » Jacques Roumain, Jacques Stephen Alexis, Marie Chauvet, Edwige Danticat, Jean Claude Charles, Emile Ollivier représentent les auteurs haïtiens préférés de l'auteur de « Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer » qui aborde à la fois le problème de la reconstruction sur le plan culturel et son avenir en tant qu'écrivain.   Le Nouvelliste (LN) : Quelle est la vision de Dany Laferrière dans la reconstruction de la culture après le tremblement de terre ? Dany Laferrière (DL) : Il y a deux choses. S'agit-il de la reconstruction par la culture? C'est une autre question. Mais la reconstruction sur le plan culturel, je ne pense pas qu'on puisse en parler maintenant, parce que la culture, c'est quelque chose de consubstantielle avec le temps, et le temps qu'on vit aujourd'hui n'est pas un temps normal. C'est un temps accéléré. C'est le temps de CNN. Nous vivons un te...

Figures de la critique haïtienne

Félix Morisseau-Leroy, «Anpenpan» (1912-1998) De g. à d.: Félix Morisseau-Leroy, René Piquion, Roussan Camille et Jean F. Brierre C'est une vieille et passionnante et mauvaise querelle, et d'autant plus pernicieuse que plus obsédante : il serait certain, absolument certain, intéressant et académique que créateurs et critiques ne peuvent s'accorder, ne peuvent cohabiter en un seul être. La question n'a rien perdu de son intérêt méthodologique et de son actualité. Dans cette querelle passablement secondaire, l'oeuvre de Félix Morriseau-Leroy a valeur de modèle. Batailleur, bourré d'idéal, progressiste engagé, novateur en matière de théâtre, Félix Morisseau-Leroy émerge dans la littérature comme l'un des pères du renouveau théâtral en Haïti. Son ingéniosité est vive, touchante, toujours nette, n'excluant ni la tendresse ni le lyrisme. Mais l'influence éminente qu'il exerce aujourd'hui n'est fondée que sur ses poèmes célèbres (« '...
HAÏTI EN FOLIE, Prise 4 , 21 au 25 juillet 2010 AYITI LA PIRÈD!   Haïti est plus vivante que jamais! Après une 3e édition dès plus électrisantes et couronnée de succès, la Fondation Fabienne Colas (FFC) est heureuse d’annoncer la tenue de la 4e édition d’Haïti en Folie, du 21 au 25 juillet 2010 à Montréal! Haïti en Folie est destinée à faire connaître Haïti dans toute sa diversité, sa splendeur et sa richesse culturelles. Cette 4e édition sera de loin la plus significative. Elle rendra hommage à Haïti et à ses enfants durement éprouvés par le séisme du 12 janvier et à la communauté haïtienne de Montréal!!! Une délégation d’artistes d’Haïti, touchés par le séisme, arrivera dans la métropole Montréalaise cet été pour faire vivre une Haïti en Folie plus mémorable que jamais. 5 jours de programmations riches, chaudes et colorées avec spectacles, cinéma, théâtre, artisanat, gastronomie en plein air et en salles, mais surtout, des rencontres, des découvertes, du divertissement et ...
Le collectif des musiciens haïtiens en panne de solidarité Sinistrés, nos musiciens. Donc, improductifs? Pas vraiment. Mais en ce qui a trait à la réalisation d'un vidéoclip collectif genre « We are the world», d'une chanson haïtienne de compassion et d'espérance produite par un collectf de musiciens de l'intérieur et de la diaspora, l'attente a trop duré... Plus d'une trentaine de chansons sont en rotation sur les ondes des radios, selon un opérateur culturel, et d'autres projets mijotent dans les studios. La chanson « One Nation....One Voice » du groupe T-Vice et « Leve kanpe de Jean Roosevelt», qui figurent parmi les premières initiatives entreprises en Haïti, sont diffusées sur les ondes des radios de la capitale et des provinces pour redonner courage aux sinistrés. « C'est comme un mauvais rêve, mais je ne rêve pas. C'est comme un cinéma qui n'a pas de trucage.» Ces quelques phrases du tube « Chanson pour Haïti » de Marc Onana, écrit par...
Le prix spécial caribéen 2010 de la Sacem attribué à Bélo pour « Ti Jean » Bélo, artiste haitien (Photo: Eddy Aubourg) « Ti Jean », la nouvelle chanson du chanteur-compositeur haïtien, Bélo, vient de remporter le prix spécial caribéen 2010 de Sacem, l'organisme français qui traite de tout ce qui concerne la déclaration, la protection et la gestion d'oeuvre musicale. Bélo et son complice, le Martiniquais Saël - qui a interprété avec lui cette chanson - ont reçu le prix de la Sacem, lors d'un concert à l'Artchipel de Basse-Terre, en Guadeloupe, le samedi 24 avril. « Ti Jean » est une chanson au style reggae, écrite sur un tempo surchauffé. Elle traite de la non-violence, de l'amour, de la fraternité. Bélo était de passage au Québec, où, sur l'invitation des Productions Maïwan, il a participé, le 17 avril 2010, au Théâtre Telus, à Montréal, au spectacle « Ayiti pap mouri ». Ce spectacle a réuni des artistes montréalais, comme Wesli et Vox Sambou. Bélo était...
Haïti: A quoi peuvent servir la culture et les arts en période post-sismique ? La réponse peut se résumer ainsi : il en va d'abord de la conception même qu'on se fait de la culture et des arts. En revanche, pour ce qui concerne les questions qui fâchent, toujours présentes dans un pays en chute libre, il semble paradoxal de lutter pour la paix avec des artistes au moment même où la violence et le banditisme se font virulents. On fut tenté, le jeudi 2 mars 2006, de faire l'économie d'une controverse pour ne pas «désespérer Cité Soleil», en l'occurrence pour la paix et la réconciliation nationale. Dans une ambiance de jubilation, des milliers de riverains avaient accueilli la star Wyclef Jean, accompagné d'une kyrielle d'artistes populaires : Reynaldo et Roberto Martino de T-Vice, David Dupoux et Michael Benjamin dit Mika, Gracia Delva, Ti Pinèz, Top Adlerman, Black Alex et Buju, R. Bass de Tru Rasta, Pouchon Duverger, Shabba et Roro de Djakout Mizik. Sous l...
Franckétienne: la maturité de la contestation Le 24 avril 2010, au parc de la Canne-à-sucre, a eu lieu la représentation de Mélovivi, la dernière création de Franckétienne, magistralement interprétée par l'auteur et son complice Garnel Innocent qui ont séduit le public par un époustouflant jeu de scène et une extraordinaire présence. Melovivi est une pièce qui interroge et qui dérange... ceux qui ont encore conscience qu'ils existent. Garnel Innocent et Franckétienne sur la scène du Parc Historique de la Canne à Sucre (Photo: Antonio Bruno) Avec sa toute dernière pièce, « Melovivi », tout à fait prémonitoire puisqu'elle a été écrite avant le drame du 12 janvier, Franckétienne a donné au public haïtien l'opportunité d'apprécier le génie créateur de l'un des plus grands écrivains haïtiens dont le talent a, depuis longtemps, franchi les limites de nos frontières. Abordant avec sérénité, divers sujets qui, pourtant ont un dénominateur commun, l'homme, l...
EMELINE Michel, DEESSE DE LA CHANSON CREOLE. EMELINE Michel, DEESSE DE LA CHANSON CREOLE. 1987-2009, déjà vingt deux ans sur les plateaux à titre de chanteuse professionnelle pour Emeline Michel, qui fut la cible de toutes les caméras de Montréal au cours du Festival Compas de Montréal qui s’est tenu du 9 au 12 juillet 2009. Emeline y a été retenue comme invitée d’honneur cette année pour avoir traversé les océans avec la culture haïtienne et fait honneur à sa patrie. Malgré sa longue carrière, ses talents ineffables, son succès incommensurable, ses chansons les unes plus populaires que les autres, elle demeure inconnue pour nombreux, particulièrement pour ceux de la nouvelle génération. Pour ces derniers et pour ses nombreux fans, nous jetons un regard rétrospectif sur la vie, la carrière de cette chanteuse, qui s’est déjà octroyée une place de choix dans le panthéon culturel national. Née aux Gonaïves en 1967, Emeline Michel a grandi à l’ombre de parents, qui l’ont élevée avec ...
CINÉMA  : Mideleine  Lu bins, la première actrice porno connue de la communauté haïtienne du Canada Mideleine Lubins a eu l’audace de briser un tabou en devenant la première actrice de porno connue dans la communauté haïtienne de Montréal. La jeune femme qui, est pourtant mère d'un enfant, avions-nous appris, s’est illustrée en jouant le rôle principal dans un long-métrage intitulé «Men rat la», l’équivalent en français de «Voilà la pute!». Ce film produit, et scénarisé en partie, par Carine Delerme, l’ex-épouse du pionnier du jeune cinéma haïtien, Reynald Delerme alias Baba, met la Montréalaise en vedette en la faisant passer pour quelqu’un ayant fui le Québec dans l’unique but de multiplier ses conquêtes sexuelles en Floride. Avide de «performance sexuelle» Prétextant que les Montréalais d’origine haïtienne offrent «un service en-dessous de la moyenne», la jeune femme en chaleur a fait le saut vers Miami pour se rendre compte finalement, à sa grande surprise, à en ...

Génèse du compas direct

Le 25 juillet 1955, le fondateur du Conjunto Internacional, le maestro Nemours Jean-Baptiste, se heurta à un petit groupe de musiciens qui ne voulaient pas de lui. Ces derniers prétendaient que Nemours avait galvaudé notre danse nationale, avec une certaine musique basée essentiellement sur des rythmes folkloriques joués pour la galerie depuis les temps immémoriaux, tels que: radas, pétros, congo... En d'autres termes, bien avant l'arrivée du jazz dominicain el Tipico Cibaeno à Port-au-Prince, notre musique de danse (le compas) existait déjà dans nos montagnes, une musique popularisé par les paysans haïtiens dans l'île tout entière. Cette musique avait subi déjà certaines modifications quand des paysans coupeurs de canne sont revenus de Cuba avec certains instruments musicaux (le banjo, le tré, le manoumba ou maniboula). Nous sommes au début des années 20. Plus tard, il y eut inconsciemment un grand brassage culturel entre ces deux peuples frères et, c'est à partir ...